
Ca tape, ca balance, et c'est super bien foutu!
Tout le monde connait Dead or Alive. Tout le monde connait Final Fantasy. Que se passe t’il lorsque Monty Oum décide de mixer tout ça dans un blender? Dead Fantasy. Beaucoup de gens connaissent, et n’apprendront rien dans cet article. Retour sur une série indépendante au succès mérité.
Monty Oum est un type né en 1981, et qui, après avoir foiré tout ce qu’il essayait dans la vie, a décidé de se consacrer à sa passion, l’animation et le jeu vidéo. Après s’être questionné sur la valeur visuelle de projets solo, qui d’après lui, seraient dépassés graphiquement lors de leur finalisation, il réalisa en 2002, quand il obtint l’accès à internet, que la qualité de rendu des projets indépendants n’était pas le facteur qui importait le plus. Ni une, ni deux, il se mit au travail. Ses premiers rendus paraissent sur le web en 2005. Peu attractifs, ils n’en restent pas moins bien réalisés sur le plan technique, et malgré une 2d plus que vieillissante. Puis il passe à la 3D, et file vers sa consécration, le premier épisode de ce qui va devenir une série suivie par des millions d’internautes, Dead Fantasy. Le concept? Mettre en scène des personnages (essentiellement féminins) de la série Final Fantasy (et en guest star un ou plusieurs personnages issus de franchises Square-enix) face à des protagonistes de la série des Dead or Alive, et de les faire se taper dessus dans un style le plus esthétique possible.
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=w5v0_TjBxY8]La production de Dead Fantasy I va durer plus d’un an, année durant laquelle il se servira beaucoup des acquis techniques de son précédent projet, Haloid (qui mettait en scène Samus de Metroid et Master Chief de Halo). Le résultat est plus que convainquant. Les décors, peu travaillés, ne servent de toute manière que de toile de fond à un combat à la chorégraphie judicieusement orchestrée, et la modélisation des personnages se cantonne à une finesse relative, permettant au spectateur de bien reconnaître et identifier les différents protagonistes. La fluidité est au rendez-vous, et Monty Oum démontre tout son talent dans ses choix de montages, plaçant toujours sa caméra virtuelle au meilleur endroit. Côté scénar, pas grand chose à dire, voire rien du tout, même, étant donné qu’il n’y en a pas. Dead Fantasy est une démonstration technique, et c’est très bien comme ça.
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=VKtG-wsH2VM]Alors que le premier opus n’est pas tout à fait finalisé, le deuxième est déjà en préparation, et mettra, lui, 6 mois avant d’arriver au terme de la production. Reprenant la séquence exactement là où se terminait le premier épisode, Monty Oum livre cette fois une très longue vidéo, intégrant de nouveaux personnages, sans jamais couper le rythme soutenu des combats. Le scénar n’évolue toujours pas, et les décors défilent si vite qu’ils n’est pas vraiment possible de les juger. La touche Advent Children se dévoile totalement au travers de cette vidéo, dans laquelle les personnages sont plus invulnérables que jamais, et défient les lois de la physique comme lors de la longue chute sur la façade d’un batiment immense.
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=7GcYFMOYjFU]L’attente aura été longue avant que la suite ne vienne. Dead Fantasy III, paru il y a déjà quelques temps, est plus court, et moins bien réalisé, tant sur la modélisation des visages que sur l’originalité des chorégraphies. Plus axée sur l’utilisation des magies de Final Fantasy VII, les matérias, la réalisation est plus sobre, le positionnement des caméras un peu moins original. En revanche, on ressent l’envie de créer une histoire, et cet épisode semble en être le prologue.
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=qlon-I5kX3M]Sorti il y a quelques jours, Dead Fantasy IV, lui, revient un peu à ses premières amours, privilégiant un visuel bien foutu, et totalement inspiré de la cinématique d’introduction de Final Fantasy VIII. Le rendu est d’excellente facture, et même si les personnages font encore très “plastique”, le décors lui, quoi que simpliste, est visuellement très réussi. Cet épisode marque aussi l’arrivée du premier personnage masculin dans la série, et fait la part belle au Xème épisode de Final Fantasy.
Le cinquième opus de Dead Fantasy a déjà été montré à la FanimeCon 2009, mais n’est pas encore finalisé. Cependant, la preview laisse entrevoir une chorégraphie monstrueuse dans la lignée d’un Matrix Reloaded. Cet épisode est disponible en mauvaise qualité (version caméra) sur le net.
Bien entendu, inutile de dire que Monty Oum travaille aujourd’hui dans le monde du jeu vidéo. Ayant intégré Midway à l’époque du développement de Stranglehold (studio qui a malheureusement fermé ses portes il y a peu), ses réalisations 3D lui assurent une place chez la plupart des développeurs.

Le coup des invocs du 4 j’ai vraiment pas accroché…
J’ai préferé le 3 même s’il est moins bien réalisé c’est vrai :p.
Après le choix des caméra me dérange pas, seul hic dans son choix c’est qu’il fait trop de gros plan du coup on voit encore plus les défauts c’est dommage.
Pour les caméras, elles sont superbes dans les deux premiers. Le trois fonctionne un peu moins sur ce point. Pour les gros plans, il a préféré dynamiser la fluidité de son rendu, pour toucher le public “j’aime le concept” plutôt que les internautes qui cherchent absolument à trouver des vidéos dignes des meilleurs CG de jeux vidéo. Et il a eu raison, car si le talent de réaliser quelque chose de beau en design se trouve assez “facilement”, celui de mettre en scène comme il le fait est beaucoup plus rare.
Bah, même en regardant les premières vidéos tu vois que c’est pas des “super graphismes” des meilleurs CG de jeux vidéos. Et c’est pas ce que je recherche en premier, surtout dans ses vidéos à lui, mais là, c’est pire que les premières ^^